numérique

bison débile signale plusieurs bouchons sur les blogues et autres réseaux sociaux

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reçu à l’instant un bleu ( télégramme pour les… Modernes )

bison débile signale plusieurs bouchons sur les blogues et autres réseaux sociaux.

big bro en attribue la cause
aux brouillons des poètes qui se croient maudits
aux clichés, redites et déjà-vu
aux irrépressibles désirs d’exister

little bro défend leur cause
il faut bien résister au marketing
Il faut bien pallier les publicités
Il faut bien

on peut aussi se retenir
de temps en temps

#littérature et #internet

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#littérature et #internet

Ne réfléchit pas sur l’écriture qui veut.

Nombre de critiques, ou qui se prétendent tels, livrent çà et là, ici, chez eux plutôt que là, leurs pensées, réflexions très profondes, sur l’écriture. Cela est agréable, surtout pour leur nombril. N’est pas Butor qui veut. N’est pas Blanchot qui souhaite. Le constat est lourd : si ces plumitifs livraient leurs sincères impressions sur l’écriture, cela ferait rire. Mais les voilà qui donnent leurs sentiments en pâture sur Leur Écriture. Auto adoubés, ils touchent le Transcendant et le Sublime en un pléonasme impudique sans distance. Nouveaux légionnaires des réseaux dits sociaux, leur acmé exulte quand une vedette du petit écran littéraire ou des media philosophiques, ou leurs affidés éclairés du Net, geeks du contrôle, daignent leur accorder un Follow, un RT, ou un Poke.
Allons allons, c’est le lot de cette pratique du 2.0. Chacun y participe.
Patience. Que nous réserve le 3.1 ?

Réfléchit sur l’écriture des autres qui peut.

Pour Ariel Denis

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Ariel Denis n’a pas attendu une quelconque cause littéraire pour l’illustrer et la défendre. Quoi ? On l’a attaquée ? Allons donc qui l’empêche ? Justement, personne. Personne en particulier. Mais alors :
De quoi faut-il se détacher ? Les réponses d’Ariel Denis sont très claires.
En voici quelques-unes cueillies, çà et là, au milieu de son chant :
– des abominables musiques commerciales planétaires des supermarchés,
– du capitalisme médiatique technologique,
– du grand refroidissement climatique (ironique),
– du totalitarisme sanitaire mondial.
Oui la littérature sert aussi à ça. A gravir une échelle de Jacob pour
s’éloigner des contrôles perfides de ce monde ci.
Comment se détacher ? Par l’art. Par l’écriture et, toujours selon Ariel Denis,
par, pour exemple :
« La composition d’un ouvrage pareille à la promenade : fluide et rigoureuse
à la fois… Trop de liberté nous égare, trop de rigueur nous entrave… Il faut être plaisant au lecteur, comme un bon compagnon de voyage, agrémenter sa route et battre un peu la campagne, sans toutefois perdre son chemin ».
Par l’art mais pas seulement. Flaubert à la rescousse : « Il n’y a que trois choses parfaitement belles en ce monde : l’Hamlet de Shakespeare, le Don Giovanni de Mozart, et l’océan ». sic (p. 62).
Le phrasé allongé d’Ariel Denis n’ennuie ni ne lasse. Les didascalies se mêlent et se fondent au récit, souvent en italiques, rarement en parenthèses. Les mondes parallèles se rabattent, avant pendant et après leur déploiement, sur le tenace projet stratégique du détachement dont le départ est le pied de la lettre de ce détachement, morceau de compagnie armée, décrit par César dans la Guerre des Gaules. Le détachement n’est plus seulement la partie que le chef a détachée mais devient l’ensemble vers lequel le récit converge habilement.
Facile d’accès comme les œuvres de Michaux et de Borges, de Murakami ou de Pynchon, Ariel Denis appelle une relecture et un effort, des références préalables et une certaine routine de la chose littéraire. Une de ses prouesses consiste en la musicalité du texte, revendiquée et travaillée ; et ce pas n’est le seul lot de consolation pour les ignorants que nous sommes.


merci à Joseph Vebret

Pourquoi en numérique ? Un entretien avec Laurent Bettoni

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LE BAISER DE LA MOUCHE (ISSN 2267-3946)

J’ai déjà échangé avec l’auteur, Laurent Bettoni, dans un entretien croisé. Aujourd’hui je l’invite à répondre aux cinq questions. Sa double expérience à la fois dans l’édition traditionnelle et l’édition indé numérique lui permet d’émettre une excellente analyse de la situation, mais Laurent Bettoni ne se contente pas d’une analyse, il propose des pistes et des solutions. Voici comment il se présente lui-même :

Souvent empreints de références de la pop culture, les récits de Laurent Bettoni évoquent la fragilité des êtres et explorent l’âme humaine jusque dans ses recoins les plus sombres, où il aime à penser qu’une part de lumière, aussi faible soit-elle, scintille encore. Son regard n’exclut donc pas l’humour ni la bienveillance. Loin des clivages traditionnels et réducteurs entre littérature blanche et littérature noire, il se définit comme un auteur de littérature « grise », qui mêle les genres.

Son premier roman, Ma place au paradis

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« Deleuze and Computers » – Alexander R. Galloway … après le Post Scriptum sur les sociétés de contrôle …

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« Deleuze and Computers » – a lecture by Alexander R. Galloway at the W.E.B. Du Bois Library at the University of Massachusetts Amherst on December 2nd, 2011.

Abstract for the talk:
Could it be? Could it be that Deleuze’s most lasting legacy will lie in his « Postscript on Control Societies, » a mere 2,300 word essay from 1990? Such a strange little text, it bears not the same Deleuzean voice so familiar from his other writings. Cynics will grumble it falls short of the great books of ’68-’69 or the radical collaborations with Félix Guattari during the 1970s. In the « Postscript » he indicts capitalism by name. He raises his wrath against corporations and television shows. Yet his frame includes the culture at large, not just the mode of production. He talks about snakes and surfers and other features of the dawning millennium. He references such figures as Roberto Rossellini, Paul Virilio, Franz Kafka, and most importantly Michel Foucault. He tells us exactly what is wrong with the business sector, as well as with the prisons, schools, and hospitals. It reads almost like a manifesto, the « Manifesto on Control Societies. » In this talk we will investigate the last few years of Deleuze’s life, a period in which he elaborates, however faintly, an image of what it means to live in the information age.

Sus au numérique!

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des blogs d’une créativité littéraire sans pareil dont très peu d’éditeurs traditionnels mesurent la portée