Conseils de Flaubert à un écrivain

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il faut toujours écrire, quand on en a envie

argoul

A un romancier amateur dont la postérité n’a pas retenu les œuvres, Gustave Flaubert écrit de Paris, le 15 janvier 1870 : « Vous me demandez de vous répondre franchement à cette question : ‘Dois-je continuer à faire des romans ?’ Or, voici mon opinion : il faut toujours écrire, quand on en a envie. Nos contemporains (pas plus que nous-mêmes) ne savent ce qui restera de nos œuvres. Voltaire ne se doutait pas que le plus immortel de ses ouvrages était ‘Candide’. Il n’y a jamais eu de grands hommes, vivants. C’est la postérité qui les fait. – Donc travaillons si le cœur nous en dit, si nous sentons que la vocation nous entraîne » (lettre à Léon de Saint-Valéry, p.154).

Rares sont ceux qui vivent de leurs œuvres (éditeur et marketing prennent la plus grosse part) – et ceux qui en vivent passent rarement leur siècle. Le génie…

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Pourquoi le siècle est deleuzien

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Comment devenir gouverneur de Californie 

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La Jetée de CHRIS MARKER

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La Jetée  de CHRIS MARKER on Vimeo.

 

Michel Host Carnets d’un fou 2015 #collection @lacauselit @editionslondres

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host 2015

Michel Host, témoin du temps fou.

 

« Résister aux esprits qui pensent comme il faut penser ». M.H.

 

M.H. ne dit jamais comment il faut penser. Il dit ce qu’il pense. Il écrit dans ses carnets et dans ces carnets ce qu’il pense de ce qu’il vit, lit, voit. L’écrivain n’est pas hors du monde ou dans des bulles médiatiques. 2015, intense lecture de J-J Rousseau. Lecture de près. Affective. Rousseau résistant aux lumières et misères de son siècle. Déjà. Car tenter de penser suffit.

Sensible à l’excès et hypermnésique, M.H. se révolte et s’insurge. Le détecteur de  sycophantes ne se paie pas de mots et ne joue pas avec. Son esprit est au pied de sa lettre. On peut sonder au hasard, on est plongé dans du réel bien réel avec son encre qui dessine du sens sur nombre d’enfumages quotidien, éphémère ou durable, plus durable qu’éphémère.

Un exemple suffira pour enfoncer le clou. On le croit islamophobe. Faux au sens défiguré par la masse médiatique. Or la peur n’est pas la haine : la peur de l’Islam partagée par une jolie majorité d’occidentaux qui ne sont pas tous de gros bourrins de fachos.

Les carnets d’un fou sont aussi bien des folies incarnées – comme des ongles. Ils griffent les paranos, aiguisent la douleur du porteur, se résorbent ou attendent le chirurgien. Dans la surenchère et la surabondance des informations communiquées de notre temps fou, les jets de Michel Host nous éclairent et nous laissent croire que l’honnête homme, minoritaire certes, persiste et insiste.

Don QuicHost critique toutes les emprises, décèle les méprises et se déprend sans cesse des moulins, petits, grands, gros. C’est du travail. Sa plume chevauche, piétine et galope, Rossinante tout terrain.  Abécédaire des idées reçues. Confidences et souvenirs, suggestions et perspectives… Et SancHost pensa.

 

 

Didier Bazy

Février 2016

The Fixer

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« All men are Jews, though few men know it. » Bernard Malamud

The Fixer

malamud was a russian jewish immagrant. he grew up during the great depression.he got his masters in 1942. he married ann de chiara in 1945 and they had two children.
the fixer was published in 1967 and won the national book award for fiction and pulitzer prize for fiction in the same year.

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Tournier, Spinoza et la littérature jeunesse #lacauselit

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Ecrire n’importe quoi n’est pas très difficile. On peut même traîner en longueurs ennuyeuses. Les contes sont souvent tristes. La langueur les plombent et les lecteurs plongent, injustement contristés. Michel Tournier, écrivain soi-disant tardif, prend du temps pour écrire. Du long, bien connu. Du court, et même très court.Avec Pierrot, on est contristé. Ça ne peut plus durer. Ça ne va pas durer. Parce que c’est dans la dure durée que toute vie change vite de modes. En 40 pages moins les images, à peine 20 pages, Michel Tournier nous initie, dès l’âge de 8 ans, à Spinoza. Tout simplement. Tournier l’a signalé. Plusieurs fois. En plusieurs endroits. Non sans fierté ou fausse modestie. En quelques phrases, le mythe de Pierrot la lune est élucidé et, dans le même temps, l’Ethique de Spinoza frappe comme un éclair.

Spinoza n’est pas plaqué sur le conte pour le raccourcir. L’éthique est (re)découverte par le traitement que Tournier opère à la chanson. Et c’est le raccourci, balai de sorcière, qui renvoie à Spinoza tout entier. Tournier prend Pierrot au pied du four de sa boulangerie nocturne. La pâte est posée, la Substance repose. Le mode de vie de Pierrot est tout entier à la pâte. Pierrot n’est pas la Substance mais déjà, il est installé à l’orée divine. C’est sa chance : il sent et expérimente qu’il est éternel. A condition de persévérer dans son être. Ce qu’il semble condamné à faire : pétrir ou périr.

suite ici 

Tournier Spinoza
http://www.lacauselitteraire.fr/pierrot-ou-les-secrets-de-la-nuit-michel-tournier

Avez-vous déjà lu… un OuLiPien du Moyen Âge ?

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textualités

Nous aimons beaucoup sur ce blog l’OuLiPo, l’Ouvroir de littérature potentielle, et ses productions textuelles et expérimentales basées sur la contrainte littéraire (vous pouvez découvrir ici nos articles sur l’OuLiPo). Pour les membres de cet atelier, la création littéraire passe avant tout par une recherche formelle et des jeux sur le langage. Sans avoir la primeur de cet intérêt pour les formes littéraires, les OuLiPiens aiment à appeler ceux dont ils s’inspirent des « plagiaires par anticipation » ! Et il est, parmi ces « plagiaires », un groupe de poètes qui œuvraient dès le Moyen Âge à multiplier les contraintes et s’interroger sur les jeux d’écriture.

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