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À quoi bon partager ? n°12 la sœur de l ange (éd. Hermann)

Cahier Raoul Ruiz

DOSSIER / À QUOI BON PARTAGER ?

Théodore Agrippa d’Aubigné : Je veux peindre la France…
Rémi Lélian : Eucharistie et partage
Baruch Spinoza : Éthique. 4. prop XVIII, scolie
Sarah Vajda : L’Impossible partage
Yannis Constantinidès : Moi d’abord. L’égoïsme absolu de Max Stirner
Hugues Rabault : Kleptocratie
François Cornée-Villatte : La vindicte triste du pauvre
Le roman de Renart : « La part du lion »
Stéphanie Roza : Les républicains de la communauté des biens
Eugène Vermersch : Les Partageux
Ernest Girault : Paysans ! À bas les Partageux !
Sarah Vajda : Le plus grand film capitaliste du monde
Marc Kober : Le Partage dans l’Éros révolutionnaire
Extrait de La vie de Lazarillo de Tormès, d’auteur anonyme (traduction : Michel Host)
Roger Mislawski : Partage, personne et droit
Julien Trokiner : Le droit de succession, le grand 8 des questions qui se posent et ne posent pas
Lise Haddad : L’invention des mourables et la défaite des Moires
Pascal Rimé : À quoi bon partager ses émotions ?
Marc Kober : Le partage théâtral dans « Risotto »
Guy Darol : Contre-Culture et Internet
Didier Bazy : Pire tout pire
Nicolas Thély : Il y a du braconnage dans l’air
Bernard Desportes : La parole pour un autre
John Taylor : Traduire, partager
Suzuki Masao : Le châtiment du traître ou L’Infidélité forcée (traduction : Thierry Maré)
Laurence Werner David : En même temps
Thierry Maré : Lettre édifiante & curieuse du Japon à la Sœur de l’Ange

150 pages – 16 x 24 cm – 2013

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Magellan naviguait sur des nefs, pas des caravelles

voir illustrations Alain Corbel

1519. Cinq caravelles (erratum : remplacer caravelle par nef… )chargées d’hommes et de vivres s’apprêtent à quitter l’Espagne, sous les ordres de Magellan. Le but de cette expédition ? Découvrir le passage entre l’océan Indien et l’océan Atlantique qui permet d’atteindre l’île aux épices. Cet incroyable voyage, c’est Enrique qui nous en fait le récit. Enrique, celui qui a été l’esclave de Magellan, celui qui est devenu son ami en lui sauvant la vie, celui qui a été le premier homme à faire le tour du monde.
Voici sa formidable destinée. Alors qu’il n’est qu’un tout jeune homme, Enrique est banni de son île natale : par amour pour la belle Patoki, il a osé défier le fils du chef. Enrique s’enfuit. Capturé par des pirates, il se retrouve réduit à l’esclavage. Mais il veut vivre, vivre pour retrouver Patoki. Il passe d’un maître à l’autre et apprend à supporter l’insupportable. Il devient fort comme un éléphant, vif comme un léopard, habile comme un singe.
Et puis un jour, dans le port de Malacca, il est vendu à un marin portugais, le capitaine Magellan… »

Pour en finir avec les idées reçues sur Magellan

Sorokine (waiting for 23 000)

23 000
roman
traduit du russe par Bernard Kreise en librairie le 18 avril 2013

23 000 est le dernier volume de la Trilogie de La
Glace, mais peut être lu indépendamment des deux
premiers. La Confrérie de la Lumière a maintenant étendu son pouvoir dans le monde entier et organisé un business autour des marteaux de glace. Proche du but de sa quête, cette secte capture le petit garçon apparu à la fin de La Glace, l’un des derniers «23 000» membres qui doivent former le cercle qui se dissoudra pour retrouver «la Lumière originelle». De Moscou à New York, passant par Israël ou Hongkong, ce roman au suspens remarquable alterne les moments d’action dignes d’un thriller et des plages mystiques empreintes d’un grand souffle poétique.
Vladimir Sorokine réaffirme dans 23 000 sa vision iconoclaste de l’histoire de son pays et du pouvoir actuel. Styliste au talent époustouflant, il dynamite le roman russe contemporain et veut «affranchir l’art de l’idéologie, rendre à la littérature sa valeur purement esthétique et lever les tabous qui prohibaient le vulgaire.»

Vladimir Sorokine vit à Moscou. Les Éditions de l’Olivier ont publié : La Glace (2005), Le Lard bleu (2007), Journée d’un opritchnik (2008), La Voie de Bro (2010), Le Kremlin en sucre (2011).

Yannis Constantinidès Le nouveau culte du corps à paraître chez F Bourin

culte du corps

 

 

 

 

 

 

Yannis Constantinidès

Le nouveau culte du corps

Actualité de Friedrich Nietzsche

( Bourin éditeur en janvier 2013)

Il est partout et constamment question du corps aujourd’hui. Loin du « bourbier barbare » de Platon et de la « machine » un poil rétive de Descartes, le corps apparaît à notre époque comme l’ultime expression du désir d’absolu ; c’est d’ailleurs en lui que l’on place désormais l’espoir d’immortalité. Il est même devenu, signe certain de consécration, un objet sérieux des sciences humaines et sociales : on l’élève au rang de personne, on en écrit l’« histoire », on voit en lui le lieu où viennent s’inscrire les normes dominantes, etc.

Tout cela semble donner raison à Nietzsche, qui stigmatisait la haine idéaliste du corps et aspirait à lui redonner ses lettres de noblesse. « Je suis corps et rien d’autre » : cette déclaration iconoclaste de Zarathoustra pourrait bien être devenue la sagesse commune, et banale, de notre temps. Mais Nietzsche est-il vraiment le précurseur de cette corporéité triomphante et omniprésente ? Parle-t-on du même corps ici et là ? Rien n’est moins sûr.
Le culte, médiatique notamment, qu’on lui rend de nos jours est pour le moins ambigu puisqu’on y retrouve une idéalisation jusque-là réservée à l’esprit. Il s’apparente ainsi plus à une idole qu’à une véritable divinité : on l’invoque certes sans arrêt, mais on le craint en réalité parce qu’on en reste séparé au lieu de l’aimer sincèrement et de ne plus faire qu’un avec lui. Nietzsche reste donc profondément inactuel à l’époque même qui est censée avoir donné corps à ses intuitions essentielles.