#journalkafka, premier cahier, 80

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Le Journal de Kafka

14.X  II

Hier soir au Savoy. Sulamit de A.Goldfaden. A vrai dire c’est un opéra, mais toute pièce chantée est appelée opérette, ce seul détail me semble déjà indiquer une aspiration artistique capricieuse, irréfléchie, qui s’est aussi exaltée pour de mauvaises raisons, coupant l’évolution de l’art européen et l’entraînant dans une direction en partie fortuite. L’histoire: un héros sauve une jeune fille – « je t’adresse ma prière Dieu grand et puissant » – qui s’est égarée dans le désert et qui torturée par la soif s’est jetée dans une citerne. Ils se jurent fidélité (ma chère, ma bien-aimée, mon diamant trouvé dans le désert) en invoquant la fontaine et un chat du désert aux yeux rouges. La jeune fille, Sulamith (Mme Tschissik) est ramenée chez son père Monoach (Tschissik) à Bethléem par Cingitang, le sauvage serviteur d’Absalon (Pipes), tandis qu’Absalon (Klug) fait encore un voyage à Jérusalem; mais là-bas il…

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